Le diplôme d'Etat

A

travers l’EDIT, Irène Tassembédo vise la création d’un diplôme national de danseur interprète.
Il s’agit de créer un diplôme officiel reconnu par les autorités nationales du Burkina Faso, venant valider le cursus de formation professionnelle dans le domaine de la danse.

Ce diplôme d’Etat de danseur interprète sera délivré après un cursus de trois (3) années académiques complètes dans le cadre de l’EDIT. Il nécessite le développement d’un cursus complet et détaillé et la validation par un jury composé d’enseignants et de chorégraphes reconnus.

Les deux premières années, d’octobre à juillet, sont consacrées à l’enseignement des techniques et formes de danse, de l’anatomie et de la physiologie du danseur, mais aussi à un ensemble de cours de connaissances artistiques (musique et jeu théâtral), de culture générale (l’environnement administratif et juridique des métiers artistiques) et de remise à niveau scolaire.
Les cours sont dispensés du lundi au samedi, à raison de six heures par jour, à partir de 8h du matin, ce qui équivaut à un volume horaire d’enseignement de 34 heures par semaine et 2300 heures sur l’ensemble des 2 premières années de formation.

La troisième année est consacrée à l’insertion professionnelle, sous forme de stages dans des compagnies de danse. La première moitié (six mois) se fera à l’international (Afrique, Europe, Asie ou Amérique) et la dernière au sein de l’école qui sera sanctionnée par la création d’un spectacle de fin de formation.

Le diplôme de monitorat de la danse sera développé ensuite pour permettre à des danseurs titulaires du diplôme de danseur interprète de devenir des enseignants certifiés en danse. Il s’agit là de développer chez des danseurs leurs capacités de pédagogie à l’attention des différents publics adultes et enfants auxquels ils seront confrontés.

Le projet de création du diplôme de monitorat de la danse sera entrepris après la mise en place du diplôme de danseur interprète.
Des contacts ont déjà été pris par l’EDIT avec les autorités en charge de la création et de la validation des diplômes techniques au Burkina, afin de développer ce projet.